"Hebreo soy, enemigos, mi esposa es la Ley sagrada, mi Dios, solo El de Israel, mi honor, morir por su causa." Romance al divin martir (1647)

Ce brillant séfarade d'Espagne, poète, dramaturge et romancier est aussi insaisissable qu'aventurier. L'Inquisition aux trousses, il multiplie les pseudonymes, porte le masque du catholicisme, emprunte les chemins de l'exil, Italie, Bordeaux, Nantes, Amsterdam… Brillant homme d'affaires, il négocie dans toute l'Europe, devient un très populaire auteur sous le nom de Don Fernando de Zarate, a un beau-frère marrane curé et membre de l'Inquisition qui ne cesse de l'avertir des dangers qui le guettent, prend maîtresse à Séville, étudie la Kabbale, écrit encore et toujours, ravit le cœur de quelques françaises, multiplie les procès en Inquisition, est brûlé en effigie, s'exile encore, fréquente les plus brillants intellectuels de son époque, écrit pour le Roi de France et mourra emprisonné par le Saint Office espagnol. Fondateur d'une partie de mes lignées ancestrales espagnoles puis portugaises, puis hollandaises, puis danoises : les Ben Aaron Mendes, jamais ENRIQUEZ GOMEZ n'oubliera de porter son intime conviction comme un triomphe : hebreo soy.